« Vers le rétablissement ensemble » à l’ESAT Jean Caurant : une journée pleine de sens et d’humanité.

Temps de lecture : 5mn

Ce mercredi, j’ai eu la chance de pousser les portes de l’ESAT Jean Caurant, au 2 rue Pablo Neruda à Bagneux, à l’occasion de leur journée portes ouvertes intitulée « Vers le rétablissement ensemble ». Une belle formule, pleine d’espoir, qui illustre à merveille l’esprit des lieux.

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Créé en 1984 à l’initiative de l’association Espérance Hauts-de-Seine, cet établissement médico-social accueille aujourd’hui 55 travailleurs en situation de handicap psychique stabilisé. Chacun y est accompagné dans un projet professionnel, dans une logique de parcours, d’acquisition de compétences, mais aussi — et surtout — de respect, d’écoute et de valorisation de chacun.

Trois grands ateliers structurent les activités de l’ESAT : le jardin et les espaces verts, le tertiaire et la restauration. Trois univers, trois manières différentes de se former, d’évoluer, de contribuer.
Et ce matin, j’ai pu les découvrir de l’intérieur…

David, Denis, Nayé, Dominique…
Derrière l’ESAT, des prénoms, des visages, des histoires

Dès mon arrivée, un tote bag m’est remis avec soin. Bloc-notes, stylo, livret de présentation, flyers… l’accueil est chaleureux et bien organisé. Mais ce n’est rien comparé à David, mon guide improvisé pour la première partie de la visite.

David travaille à l’atelier tertiaire. Il connaît chaque recoin de l’établissement et m’offre une vraie visite « VIP », en solo, avec une grande générosité. Il m’explique les missions du pôle : traitement de texte, saisie, mailing, relais colis… tout est fait ici pour professionnaliser les parcours. Il me parle aussi avec fierté de l’ancien couvent, bâtiment dans lequel se trouve l’ESAT, avec ses superbes moulures au plafond — un peu comme un trésor caché au cœur de Bagneux.

Puis direction la cuisine du restaurant Le Séquoia, que David me présente avec enthousiasme. On y trouve un vrai matériel de professionnel.

Un peu plus loin, dans le jardin, il me confie aux bons soins de Denis, moniteur de l’atelier espaces verts. Denis me présente ensuite un jeune résident (dont je n’ai malheureusement pas retenu le prénom 😔) qui m’explique avec sérieux l’utilisation de chacun des outils nécessaires à l’entretien du jardin. Je trouve cela touchante, vrai, et rend visible la compétence trop souvent invisibilisée.

Une pause déjeuner au restaurant d’application “Le Séquoia”

Vers 12h15, je me rends au restaurant d’application Le Séquoia, nommé ainsi en hommage à l’arbre qui trône dans le jardin face au restaurant. Là, ce sont Nayé et Dominique qui prennent le relais. Leur gentillesse, leur attention, leur naturel… je suis entre de bonnes mains, c’est sûr !

Une soixantaine de convives étaient présents.
La salle accueillait des tables de toutes tailles : duo, solo, grandes tablées conviviales. Je m’installe confortablement, prêt à découvrir le menu du jour.

Comme je suis végétarien, Dominique m’apporte une jolie salade composée, à la place de la brick au bœuf prévue à l’origine. Puis vient le plat principal : une crêpe personnalisable (ça sera œuf + fromage + champignons pour moi). Et pour finir, une tartelette aux fruits.
Le tout pour 22,50 € avec une boisson et un café (que je décline, étant plutôt un buveur de thé !).

Chanèse, cheffe d’orchestre bienveillante et engagée

Derrière l’efficacité de ce service fluide et attentif, il y a Chanèse, monitrice de cuisine et véritable cheffe d’orchestre. Elle encadre les équipes avec douceur, exigence et pédagogie. Tout le monde sait ce qu’il a à faire, chacun veille à ce que le repas soit une réussite pour chaque convive. On ressent une vraie envie de bien faire, une fierté à remplir sa mission.

Nayé et Dominique, toujours aux petits soins, me demandent régulièrement si tout va bien, remplissent mon verre, veillent à tout. Le service est exemplaire — je n’en attends pas moins dans un restaurant, mais ici, il y avait ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence.

Un moment riche en apprentissages…

Ce que je retiens de cette journée, ce ne sont pas seulement des plats, des ateliers ou des bâtiments. Ce sont surtout des visages, des prénoms, des gestes pleins d’attention, des moments d’échange sincères. L’ESAT Jean Caurant, c’est un lieu de travail, oui. Mais c’est surtout un lieu de vie, de respect, d’humanité, où chacun peut trouver sa place, sa voix, son rythme.

Je reviendrai, c’est certain.
Pour déjeuner à nouveau ou encore pour faire entretenir ma voiture…
Parce que ce jour-là, David, Nayé, Dominique, Denis, Chanèse et tous les autres m’ont rappelé que l’inclusion, ce n’est pas un concept. C’est une réalité qui prend forme quand on y met le cœur.

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